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Mercredi 08 Février 2012



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TO BE SHVAT
TO BE OR NOT TO BE 
il s'agit d être shvat, c est tout un art
qui peut se vanter d'etre shvat ?
l'insoutenable légèreté de l’être
evide de tout, ressentiment et autre
atermoiement
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Lundi 23 Janvier 2012

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CENT HEURES
ODE AUX SENTEURS 
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des (enclaves vues), toutes imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
[ La vie antérieure ]
Poèmes de Charles Baudelaire
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Jeudi 24 Février 2011

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ANA BEKOACH
 
אָנָּא בְּכֹחַ גְּדֻלַּת יְמִינֶךָ תַּתִּיר צְרוּרָה

קַבֵּל רִנַּת עַמֶּךָ שַׂגְּבֵנוּ טַהֲרֵנוּ נוֹרָא

נָא גִבּוֹר דּוֹרְשֵׁי יִחוּדֶךָ כְּבָבַת שָׁמְרֵם

בָּרְכֵם טַהֲרֵם רַחֲמֵי צִדְקָתֶךָ תָּמִיד גָּמְלֵם

חֲסִין קָדוֹשׁ בְּרוֹב טוּבְךָ נַהֵל עֲדָתֶךָ

יָחִיד גֵּאֶה לְעַמְּךָ פְּנֵה זוֹכְרֵי קְדֻשָּׁתֶךָ

שַׁוְעָתֵנוּ קַבֵּל וּשְׁמַע צַעֲקָתֵנוּ יוֹדֵעַ תַּעֲלוּמוֹת

בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוֹד מַלְכוּתוֹ לְעוֹלָם וָעֶד

Que par la puissance et la grandeur de Ta droite, l’étau oppressant se desserre.

Écoute la complainte de Ton peuple ; élève-nous, purifie-nous, ô Redoutable.

Nous T’en prions, Seigneur, comme la prunelle de l’œil, protège ceux qui proclament Ton unité.

Bénis-les, purifie-les, réserve-leur Ta tendresse, accorde-leur Ta justification.

Ô tout puissant et saint, dans Ta grande générosité, guide Ton assemblée.

Toi qui unique, triomphe, tourne-Toi vers Ton peuple, le témoin de Ta sainteté.

Accueille ses implorations et entends ses cris lancinants, Toi qui connais le secret des cœurs.

[Loué soit le Nom glorieux, que Sa royauté subsiste à jamais].

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Mercredi 22 Decembre 2010

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DANSE DES PINGOINS
 
C'est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
Fait's comme les petits canards
Et pour que tout l'monde se marre
Remuez le popotin
En f'sant coin-coin
À présent claquez du bec
En secouant vos plumes avec
Avec beaucoup plus d'entrain
Et des coin-coin
Allez mettez-en un coup
Maintenant pliez les g'noux
Redressez-vous…

(Refrain)
Tournez, c'est la fête
Bras dessus-dessous
Comm' des girouettes
C'est super chouette
C'est extra-fou…

C'est la danse des canards
Les gamins comme les loubards
Vont danser ce gai refrain
Dans tous les coins
Ne soyez pas en retard
Car la danse des canards
C'est le tube de demain
Coin-coin, coin-coin
Il suffit d'fermer le bec
En mettant ses plumes au sec
Pliez les genoux c'est bien
Et faites coin-coin
Ça y est vous avez compris
Attention c'n'est pas fini
Nous allons jusqu'au matin
Faire des coin-coin

(Au refrain)

C'est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
À présent claquez du bec
En secouant vos plumes avec
Avec beaucoup d'entrain
Et des coin-coin
C'est la danse des canards
C'est dément et c'est bizarre
C'est terribilos comm' tout
C'est dingue, c'est tout
Allez mettez-en un coup
On s'amus' comm' des p'tits fous
Maintenant pliez les g'noux
Redressez-vous…

(Au refrain)

C'est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
Fait's comm' les petits canards
Et pour que tout l' monde se marre
Remuez le popotin
En f'sant coin-coin
C'est la danse des canards
Les gamins comm' les loubards
Vont danser ce gai refrain
Dans tous les coins
Ne soyez pas en retard
Car c'est la danse des canards
C'est le tube de demain
Coin-coin coin-coin
(Et c'est la fin).
Paroles en attente d'une autorisation des ayants droit.
Nous nous engageons à en retirer l'affichage en cas de demande de leur part.
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Jeudi 16 Decembre 2010

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PIYOUT
 
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Mardi 14 Decembre 2010

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THE VETE
 
HIVER SE FAIT VENT
HIVER SE FAIT PLUIE
HI VERT SE FAIT FAIRE
UN MANTEAU DE PLUIE
POUR UNE ANNEE
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Jeudi 02 Decembre 2010

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HENNE NOU KA
LES YEUX BRILLENT 
Les odeurs se repandent et nous ennivrent
les flammes ornent les fun etres
les airs entonnent des musiques bien connues
les vents se font frais et legers
c est la fete
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Vendredi 12 Novembre 2010

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KEROUVIM
http://www.techouvot.com/kerouvim-vt1327.html 
Les chérubins, explique le rabbin Elie MUNK ( Voix de la Torah , Chemoth p.311), étaient au nombre de deux, car ils représentaient le dualisme qui est inhérent à toute la création. L’unité absolue n’existe qu’en Hachem . En faisant résider Sa majesté dans les deux chérubins, Il témoigne en quelque sorte que le dualisme, source de tant d’erreurs et d’aberrations, a été créé par Lui ( Guide des égarés III, 45). Loin d’être l’indice d’une pluralité de divinités, il est l’une des conditions fondamentales de la nature. Les doubles tables de la Loi, qu’abrite l’arche sainte et qui sont issues de Ses mains, évoquent la même vérité.
L'établissement des chérubins sur le propitiatoire semble s'opposer à la défense « tu ne feras pas à côté de Moi des dieux d'argent, des dieux d'or... ni une image taillée ni une, représentation de ce qui est en haut dans les cieux ou en bas sur la terre. ». A cette question fréquemment soulevée, Rachi répond au nom du Midrach Me‘khilta , après avoir fait état de certaines restrictions concernant les chérubins et résultant des défenses ci-dessus : « Tu ne dois pas dire : Je vais fabriquer des chérubins dans les maisons de prières et dans les maisons d’études, tout comme j’en fabriquerai dans le Temple éternel. Aussi est-il écrit : Vous ne ferez pas pour vous » ( ad Chemoth 20, 20). Juda Halévy et Abarbanel développent cette thèse en soulignant que les images ou représentations de ce qui « est dans les cieux » sont défendues pour autant qu'elles sont un objet d'adoration ou qu'elles conduisent à l'idolâtrie, mais elles ne sont pas interdites par elles-mêmes. Aussi « ne trouva-t-on rien d'étrange aux images taillées ordonnées par Hachem lui-même, à savoir les chérubins » (Khouzari 1, 97). Ainsi s'expliquent les tolérances accordées sous certaines conditions à la reproduction « de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre» ( Yoré dé‘a 141, 4),
De même que l’homme, enseigne le Zohar , est un produit de la terre, et devient un être vivant par le souffle divin que Hachem lui communique, ainsi la matière inerte peut également naître de la vie, grâce au souffle divin, et cela apparaît bien plus vraisemblable lorsqu'il s'agit des chérubins d'or qui étaient en contact permanent avec la colonne de nuée de l'esprit divin. Mais les Sages du Talmud précisent davantage : Selon que les enfants d’Israël, disent-ils, accomplissaient ou non la volonté divine, les visages des chérubins étaient tournés l'un vers l'autre ou vers l'intérieur de la Maison ( Baba Bathra 99 a). Ces visages étaient « ceux d'un petit enfant» (Rachi). Ils représentaient la pureté des êtres innocents, dont le Psalmiste s'écrie (8, 2) : « Tu as répandu, Seigneur, ta majesté sur les cieux. Mais c'est par la bouche des enfants et des nourrissons que tu fondes Ta puissance (sur terre) ».
Les deux chérubins, ajoute encore le Zohar , étaient l'un de sexe masculin, l'autre de sexe féminin. Et lorsque l'harmonie régnait entre Israël et son Dieu, leur visage se tournait l'un vers l'autre et leurs ailes se touchaient. Mais lorsque la désunion apparaissait, les chérubins se détournaient l'un de l'autre. La division en principe masculin et féminin fournit le schéma de la création tout entière. S'ils s'unissent harmonieusement, selon leur destinée naturelle, si l'amour règne entre le Créateur et la créature, cette union constitue la force fructifiante et la source de bénédiction de toutes les activités humaines. Les chérubins étaient en quelque sorte les instruments de mesure extrêmement sensibles de l'union harmonieuse qui s'établit entre Hachem et les hommes, entre le ciel et la terre entre ces deux facteurs, dont le premier représente le principe masculin, fécondant et productif, source de l'énergie, et le second le principe féminin, passif et réceptif, agent de la forme.
Pour peu que cette intimité se trouvât en voie de réalisation, les chérubins se tournaient l'un vers l'autre en un geste d'amour et leurs ailes battaient comme pour chanter la gloire de Hachem . Sinon, leur visage détourné annonçait au monde qu’Il se détourne de lui.
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Mercredi 13 Octobre 2010

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VA VERS TOI
VAS Y 
LA LUMIERE EST AU BOUT DU CHEMIN
ELLE RECHAUFFE ECLAIRE REHAUSSE
ELLE HABILLE ET ECLIPSE
ELLE ENTONNE SON CHANT DE BRILLANCE
ET RAYE ON SUR LE MONDE
A POINT NOMME
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Vendredi 08 Octobre 2010

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LE BATEAU IVRE
ARTHUR RIMBAUD 

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
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